Programme de soutien à la recherche

Chaque année, le programme de soutien à la recherche de l'AMUQ permet à deux chercheur.euse.s d'obtenir une bourse de 3 000 $.

De retour au printemps prochain.

 

 

Programme de soutien à la recherche

• Tout.e candidat.e doit être membre de l’AMUQ.
• Le projet doit porter sur des aspects liés à la médecine d’urgence.
• Les projets dont le site d’étude est au Québec ont priorité.
• Les projets soumis par des résident.e.s en médecine ont priorité. Elle va ensuite aux chercheurs.euses ayant moins d’expérience, puis aux plus expérimenté.e.s.
• Les candidat.e.s résident.e.s en médecine doivent être supervisé.e.s par une personne qui a déjà une certaine expérience en recherche.
• Le travail doit avoir été réalisé en majeure partie par la personne qui applique pour la bourse (de la conception jusqu’à la diffusion des résultats du projet).

L’attribution des bourses est soumise aux conditions suivantes : les résultats principaux de la recherche devront être présentés lors d’une prochaine activité de formation médicale continue de l’AMUQ sous forme d’affiche. De plus, lors de prochaines présentations ou publications, les chercheurs.euses devront mentionner que leurs projets ont été réalisés grâce à une bourse de l’AMUQ. Vous pouvez obtenir le logo de l’AMUQ en communiquant avec Louis Fiset, agent de communication, à l’adresse lfiset@amuq.qc.ca.

Deux bourses de recherche de 3000 $ sont disponibles chaque année. Une seule bourse est attribuée par candidat.e et par projet de recherche. Le montant de la bourse est versé en deux versements : 2000 $ remis aux lauréats lors de l’acceptation de leur projet par le jury de l’AMUQ et 1000 $, lors de la présentation des résultats de la recherche sur une affiche dans le cadre d’un Congrès scientifique de médecine d’urgence. Les projets gagnants seront publiés dans L’Urgentiste.

L’AMUQ se réserve le droit, selon la qualité des projets proposés, de n’offrir qu’une seule bourse, de ne pas en accorder ou encore de cesser les paiements d’une bourse déjà octroyée si un.e candidat.e ne respecte pas ses conditions d’attribution. De plus, les montants déjà remis pourraient être réclamés s’il est démontré qu’ils ont été utilisés de mauvaise foi ou pour des dépenses qui ne seraient pas liées au projet de recherche.

 

Lauréats du programme 2018

Performance de l’Échelle québécoise de triage préhospitalier en traumatologie (EQTPT) dans la région de la Capitale‐Nationale
Roxane Beaumont‐Boileau

En 2018, les traumatismes demeurent un enjeu sociétal majeur. Il est primordial de transporter les bons
patients au centre de traumatologie indiqué pour leur condition. La prise en charge préhospitalière et le triage
qui en découlent ont un impact majeur sur la survie des patients. Notre système de triage préhospitalier a
grandement évolué dans les dernières années et depuis 2016 l’Échelle Québécoise de Triage Préhospitalier en
Trauma (EQTPT) a été introduite. Toutefois, depuis son instauration, l’EQTPT n’a fait l’objet d’aucune étude
pour évaluer sa capacité à identifier les patients traumatisés sévères pour lesquels le patient bénéficierait d’être transporté directement vers un centre de traumatologie. Cette étude rétrospective vise à évaluer la
performance de ce nouveau système de triage dans la Capitale‐Nationale avec une cohorte de plus de 1500
patients traumatisés durant la dernière année. Nous déterminerons les taux de sur‐triage et de sous‐triage de
l’EQTPT, nous évaluerons l’observance des techniciens ambulanciers face à l’utilisation de l’EQTPT et
comparons les proportions de sous‐triage et de sur‐triage obtenues par l’EQTPT avec celles qui auraient été
obtenues en utilisant d’autres échelles de triage préhospitalier utilisées dans le monde. Ainsi, ce projet de recherche nous permettra d’évaluer cette nouvelle échelle de triage critère par critère, la comparer à d’autre échelle existante et y proposer des modifications et amélioration. La résultante sera donc d’améliorer la performance de l’échelle et sa facilité d’utilisation dans le but de transporter les patients traumatisés dans le centre hospitalier approprié pour leur besoin et ainsi améliorer leur survie.

 

Beta‐blockers for the treatment of cardiac arrest due to a malignant arrhythmia: a systematic review and meta‐analysis
Justine Soucy‐Legault

Les patients souffrant d’un arrêt cardiaque (ACR) sont fréquemment traités selon les algorithmes proposés des soins avancés en réanimation cardiorespiratoire (SARC). À cet effet, presque tous ces patients recevront de l’épinéphrine pendant les efforts de réanimation. Ce médicament, via un effet alpha‐agoniste, permet d’augmenter la tension artérielle diastolique et, par le fait même, la perfusion coronarienne. Cependant, l’épinéphrine agit également sur les récepteurs beta‐adrénergiques et peut provoquer différents effets néfastes qui peuvent nuire au devenir des patients. Ceci est particulièrement vrai pour les patients ayant une arythmie maligne étant donné l’effet arythmogène de l’épinéphrine. Afin de contrer cela, il a été proposé que des médicaments de la famille des bêtabloqueurs soient également administrés aux patients en AC. Quelques études ont déjà évalué ce traitement, mais aucune d’entre elle n’avait la taille ou le devis nécessaire pour influencer réellement la pratique. Ainsi, afin de mieux évaluer l’évidence sur ce sujet, nous proposons de réaliser une revue systématique et métaanalyse quant à l’impact de l’utilisation des bêtabloqueurs chez les patients en ACR dont le rythme initial était défibrillable. Cette étude permettra de synthétiser les connaissances à ce sujet et aura certainement le potentiel d’influencer la pratique pour ces patients. Ceci pourrait améliorer la morbidité et la mortalité encore extrêmement élevée des patients souffrant d’un ACR. Également, selon les résultats obtenus, cette large revue nous permettra de concevoir un essai clinique sur ce sujet répondant aux lacunes de connaissances observées dans la littérature.